Festival du Livre de jeunesse de Cherbourg-en-Cotentin

Introduction

Les aventures d’Adèle Blanc-Sec : Le Savant fou

Les aventures d'Adèle Blanc-Sec : Le Savant fou

Les aventures d'Adèle Blanc-Sec : Le Savant fou

Casterman / 1977

Auteur·rice : Jacques Tardi

Résumé

Premières bulles
"Janvier 1912. Paris frissonne sous la neige, mais la capitale ignore encore que dans quelques jours c'est de peur qu'elle tremblera.
On se souvient encore de " L’ Affaire du Jardin des Plantes" et de cette mystérieuse histoire de monstre sur la tour Eiffel. Autant de scandales étouffés, certaines personnes haut placées s'y étant compromises … Depuis Adèle Blanc-Sec se cache car elle fut mêlée de près à ces histoires et lorsqu'elle quitte sa retraite …"

Résumé
Cet album est le troisième de la série des aventures d'Adèle Blanc Sec. Il se situe après Adèle et la bête et Le Démon de la tour Eiffel.
Adèle Blanc-Sec, héroïne au caractère bien trempée, se trouve invitée à assister à une séance de spiritisme où on rappelle les morts, puis elle est le témoin d ’ une expérience étrange : un singe – pithécanthrope est ramené à la vie.
Sur le chemin du retour Adèle est victime d’une tentative de meurtre, puis d’une deuxième dans sa chambre, la nuit. S’enchaînent une série d’agressions et d’enlèvements … Plusieurs personnages entrent en jeu sans qu’on comprenne bien leurs rôles jusqu’au dénouement final. Qui en veut à Adèle ? Qui sont les ravisseurs et agresseurs ?

Critique
Tardi est un maître incontesté de la bande dessinée. Dans cette série, il met en scène le personnage d’Adèle Blanc-Sec, jeune femme curieuse et sans peur, héroïne à la forte personnalité. Enquête et fantastique se croisent, le suspens est entier, dans cette atmosphère particulière du début du siècle, juste avant le début de la première guerre mondiale.

Elèves concernés
4ème – 3ème – Lycée

Mots clés
Enquête – Paris – Expérience scientifique

Pistes d'écriture

1. Une nouvelle idée vient de germer dans l’esprit de nos scientifiques. Ils décident de ramener à la vie un corps retrouvé dans les glaces. Choisissez une époque à laquelle aurait vécu cette personne. Puis écrivez, de son point de vue, un monologue dans lequel cet homme ou cette femme nous révélera ses impressions et nous décrira le vingtième siècle.
2. Faites le portrait physique et moral d’Adèle Blanc-Sec. Décrivez ses goûts vestimentaires et ses traits de caractère, en tenant compte de l’époque à laquelle elle vit.

Cet album existe aussi dans une formule nettement plus économique : dans la collection Librio, en noir et blanc et au prix de 1,44 euros.


Les Aventures extraordinaires d’Adèle Blanc-Sec :
Tome 1 : Adèle et la bête
Tome 2 : Le démon de la Tour Eiffel
Tome 3 : Le savant fou
Tome 4 : Momies en folie
Tome 5 : Le secret de la salamandre
Tome 6 : Le noyé à deux têtes
Tome 7 : Tous des monstres
Tome 8 : Le mystère des profondeurs

Pascale Tourmente

Résumé des épisodes précédant Le Savant fou
Tome 1 : Adèle et la bête

4 novembre 1911, à Paris, au Muséum d’histoire naturelle.
Il est 23h45, un œuf de ptérodactyle, vieux de 136 millions d’années, éclôt et un gigantesque oiseau s’en échappe, semant terreur et mort dans tout Paris.

15 novembre : l’inspecteur Caponi est chargé de l’enquête par le commissaire principal Dugommier.
A Dijon, Edith Rabatjoie lit le journal et voit qu’une récompense de 5000 francs est offerte à celui qui abattra ou photographiera le monstre. Elle décide de monter à Paris, malgré l’opposition de son père.

16 novembre : dans le train pour Paris, Adèle, abordée par Zborowky, savant au Muséum, se fait passer pour Edith Rabatjoie.
Arrivé à Paris, Zborowsky suit Adèle et ses deux acolytes qui transportent une lourde malle jusqu’à Meudon.

17 novembre : au Muséum d’histoire naturelle du Jardin des Plantes, Ménard et Zborowsky découvrent l’œuf cassé et un trou dans la verrière. Ils décident de n’en parler à personne.
Le soir, Auguste Rabatjoie, frère d’Edith, est assassiné sur les toits, alors qu’un étudiant a réussi à photographier le ptérodactyle.
Le même jour à Lyon, Robert Espérandieu rend visite à Philippe Boutardieu, responsable de l’éclosion du ptérodactyle, et qui contrôle l’oiseau à distance. Inquiet du tour que prennent les événements, Boutardieu charge Espérandieu de contacter Ménard au Jardin des plantes.
Le même jour encore à Nantes, arrive Justin de Saint-Hubert, célèbre chasseur chargé par le gouvernement de tuer la bête.

19 novembre : au Jardin des Plantes, Ménard et Zborowsky aperçoivent le ptérodactyle emporter un animal. Ils décident d’essayer de la capturer dans les prochains jours.
A Meudon, Adèle Blanc-Sec explique à Edith Rabatjoie les raisons de son enlèvement : Adèle veut faire pression sur le père d’Edith pour que celui-ci lui livre un mystérieux appareil qu’il a inventé.

20 novembre : Adèle a rendez-vous au Muséum avec Zborowsky. Quelqu’un la pousse dans le bassin aux crocodiles. Espérandieu la sauve.
Pendant ce temps, à Meudon, Edith s’enfuit avec la complicité d’Albert, alors que Joseph est agressé.
En rentrant à Meudon, Adèle est contactée par téléphone par Zborowsky puis par un mystérieux correspondant qui lui donne rendez-vous le soir au Jardin des plantes.
A 23h30, au Jardin des plantes, Adèle retrouve Zborowsky. Sont cachés là aussi, mais séparément, Ménard et Espérandieu ; Joseph ; le mystérieux correspondant dont on apprendra plus tard qu’il s’agit d’Eugène Lobel, dangereux malfaiteur ; St Hubert et le commissaire Caponi.
Lobel tire sur Adèle ; Joseph tire sur Lobel et le blesse. Le ptérodactyle arrive et enlève Lobel. St Hubert abat l’oiseau et Lobel meurt.

3 décembre : à la prison de la Santé, Lucien Ripol s’apprête à être guillotiné pour le meurtre du banquier Mignonneau, meurtre qu’il n’a pas commis. Sous les yeux de tous, un ptérodactyle l’enlève.

4 décembre : Adèle et Ripol, déguisés en vieillards, se retrouvent au Muséum, qu’ils quittent aussitôt, suivis par deux voitures.
Le soir même, Adèle et Ripol reviennent au Muséum. Ripol veut récupérer l’argent et les objets qu’il avait volés chez Mignonneau avec Lobel,et qu’il avait cachés sous le socle de l’ignanodon au Muséum.
Edith et Albert les surprennent.
Albert était en fait au service de Lobel, meurtrier de Mignonneau, qui ne connaissait pas la planque du magot mais qui savait qu’Adèle voulait faire évader Ripol.
Au cours de la rixe qui suit, Albert tue Ripol.
Le père d’Edith avait inventé un engin volant auquel, pour brouiller les pistes, il avait donné la forme d’un ptérodactyle. C’est cet engin qu’Adèle voulait se procurer pour faire évader Ripol. C’est pour cette raison que Lobel avait essayé de tuer Adèle, ne voulant pas que Ripol puisse s’évader.
Albert s’empare du magot et s’apprête à quitter le musée. Mais il est abattu par Joseph qui survient à son tour et qui prend les sacs contenant le magot.
Edith va rentrer à Lyon avec l’engin volant.
Adèle quitte le Muséum à temps, alors que Caponi et les forces de police s’apprêtent à intervenir.
Dans la rue, elle est abordée par Simon Flageolet, chargé par certaines personnes de récupérer les sacs emportés par Albert.

Fin de l’épisode

Tome 2 : Le Démon de la tour Eiffel

12 décembre 1911
à Paris, Adèle achète le journal : on y rappelle l’épisode précédent.
Adèle se rend chez Simon Flageolet qui n’a aucune piste pour le moment pour retrouver Joseph et Albert évanouis avec le magot. Simon est employé par des gens qui souhaitent retrouver une statuette assyrienne représentant le démon Pazuzu.
Cette statuette a été volée chez le banquier Mignonneau, collectionneur d’antiquités et de peinture moderne : des tableaux de Peissonier en particulier, un peintre spécialisé dans la représentation de l’antiquité assyrienne.

13 décembre : Adèle et Simon Flageolet ont rendez-vous chez Peissonier, sous un faux nom.
Les journaux annoncent un 3ème cas de peste et une nouvelle disparition sur le Pont-Neuf.
A Neuilly, chez Peissonier, Simon parle beaucoup ; le peintre est muet. L’entrevue tourne court. En sortant, Adèle et Simon sont prisen filature par Albert, le meurtrier de Ripol et complice de Peissonier.
Simon confirme à Adèle que la piste est bonne car il a reconnu le larbin de Peissonier comme l’homme qui l’a contacté dans le métro.
En rentrant chez elle, Adèle voit une affiche annonçant une pièce de théâtre : Les Derniers jours de Babylone, dont les décors sont de Peissonier !
Le soir même au théâtre : sur la scène, une gigantesque statue de Pazuzu. Au 5ème acte, l’actrice Clara Benhardt poignarde en direct l’acteur Josef Montevideo, qui jouait le rôle du traître.

14 décembre : les journaux annoncent l’affaire. Caponi est chargé de l’enquête. Clara Benhardt a disparu.
Adèle, au Louvre, va voir la statuette de Pazuzu.
Rentrée chez elle, elle apprend par le journal la mort accidentelle d’Edith Rabatjoie, tuée en traversant la Manche avec le Ptérodactyle II.
La nuit : cauchemar ou réalité ? Pazuzu sort de l’armoire de la chambre d’Adèle et tente de l’étrangler.

15 décembre : rue du colonel Rateau, 15ème arrondissement, chez un antiquaire. Adèle se rappelle y avoir vu une statuette de Pazuzu, en vitrine, alors qu’elle allait chez Flageolet. Mais la statue a été vendue la veille à un petit monsieur. L’antiquaire l’avait achetée à un homme dont la description correspond à Joseph.
Les journaux annoncent de nouveaux cas de peste et de disparition sur le Pont-Neuf.
Le soir, Adèle reçoit un coup de téléphone de Flageolet,à qui l’on demande d’abandonner ses recherches sur Pazuzu. Puis un gamin apporte un message à Adèle :Joseph, malade, l’attend. Arrivée chez Joseph, Adèle l’aperçoit qui se fait enlever et jeter dans un fiacre.
Sa filature la mène sur le Pont-Neuf. Elle est alors attaquée par un side-car, son fiacre prend feu et elle tombe dans la Seine. L’opération est menée par Albert.

16 décembre : le soir sur le Pont-Neuf. Un clochard avec le bras gauche en écharpe, veille. Soudain, un homme apparaît, appuie sur un bouton caché dans une statue et disparaît dans une dalle qui s’ouvre.
Adèle/le clochard le suit sous terre et débouche dans une réunion des adorateurs de Pazuzu. L’orateur est Albert, il montre les cadavres de Joseph et de l’antiquaire, tués par la peste. Arrive alors le Grand Frère, qui annonce la propagation de la peste dans Paris.
Adèle quitte la réunion par les égouts et débouche dans l’entrée d’un immeuble où elle se fait assommer.

17 décembre : au Père-Lachaise. Caponi se fait aborder par Antoine Artaud, un comédien qui jouait avec Josef Montevideo. Il veut lui faire une révélation et lui donne rendez-vous chez lui à 17 heures.
A la préfecture de police, Caponi raconte cela au commissaire Dugommier qui dit d’abandonner l’affaire.
17 heures :Caponi se rend chez Artaud et le trouve poignardé. L’assassin s’est enfui par les toits. Caponi le poursuit mais glisse dans la neige.
Adèle se réveille dans un lieu inconnu, gardée par Albert. Il lui révèle que le lendemain, elle sera offerte en sacrifice à Pazuzu.

18 décembre : au Louvre.
Flageolet rencontre Caponi, éclopé, et lui explique le lien entre l’affaire Montevideo et celle du Jardin des Plantes. Il lui apprend aussi que Adèle a disparu depuis trois jours. Quelques instants plus tard, Simon est attaqué et a le crâne défoncé.
Caponi suit des empreintes sur la neige. Il tombe sur Dugommier. Flageolet a disparu.
Deux heures plus tard, il se rend devant chez Peissonier et prend une automobile en filature, qui l’amène devant la tour Eiffel où il retrouve les mêmes traces d’empreintes.
En même temps, dans la tour, la secte est réunie. Le Grand Frère s’apprête à inoculer à Adèle et à Simon le virus de la peste.
Caponi hésite à intervenir, essaie de joindre Dugommier, en vain. Il demande des renforts de police.
Il monte dans la tour et rencontre Pazuzu, tire, atteint Peissonier qui est derrière la bête. Celle-ci l’attaque, mais Caponi l’assomme.
Le grand Frère interrompt la cérémonie car arrive Caponi, qui tient en joue Clara Benhardt qui se cachait dans Pazuzu.
Albert veut intervenir mais le Grand Frère lui plante l’aiguille de la peste dans le dos. Albert se jette dans le vide.
Caponi découvre l’identité du Grand Frère. Il arrête tout le monde, y compris Adèle. Pazuzu s’enfuit. Caponi, en le suivant, abat un Tarbosaure que Ménard et Espérandieu venaient de ressusciter. Il les arrête aussi. Il est renversé par deux fous échappés de l’asile :St Hubert et Zborowsky.
Adèle en profite pour filer en douce …

Fin de l’épisode
Catherine Gentile
2005
Sélection transversale
Fantastique
Bande dessinée