Festival du Livre de jeunesse de Cherbourg-en-Cotentin

Introduction

L’Huile d’olive ne meurt jamais

L’Huile d’olive ne meurt jamais

L’Huile d’olive ne meurt jamais

Ecole des loisirs / 2001

Auteur·rice : Sophie Cherer

Résumé
Faits et gestes :
Olivier n’est pas un matamore, il est plutôt timide et réservé, ce qui l’empêche de déclarer à Caroline les sentiments qu’elle lui inspire… Lors d’une correction de rédaction, en classe ; il entend parler d’une vieille baronne sicilienne, obstinée et admirable dans sa résistance farouche aux exigences de la maffia. Une histoire qui résonne fort dans le cœur d’Olivier dont la grand-mère est morte récemment. Il a une explication personnelle à ce malheur. Sur la demande de son fils, pour une poignée de francs, elle avait accepté de participer à une émission de télévision vulgaire et humiliante. Selon Olivier, c’est de cela qu’elle est morte. Par amour pour sa grand-mère et aussi pour Caroline, le timide Olivier s’enhardit au point de profiter du voyage familial en Sicile pour forcer la rencontre avec la baronne et lui proposer son aide. S’affranchissant de la tutelle familiale, sans se transformer en James Bond, le garçon va faire ce qu’il faut pour se faire admettre par la baronne. Il va ainsi commencer à régler ses comptes avec l’enfance et la famille. En parallèle à cette démarche, le roman met en scène une autre lutte, celle d’une jeune femme sicilienne qui tente d’arracher son mari aux griffes de la maffia. Ces deux tentatives vont s’additionner fortuitement pour conduire au succès.

Signes particuliers :
Le roman s’inspire de la véritable histoire de la baronne Cordopatri. Ni leçon de morale, ni discours lénifiant, ni complaisance au politiquement correct, voilà un roman fort et juste. Ce n’est pas un manifeste mais une exploration honnête de préoccupations qui nous touchent : la peur, l’indifférence, la résignation. Sophie Chérer montre avec un grand talent le respect qu’elle porte aux lecteurs adolescents. Son livre est écrit dans le style sobre et efficace qu’on lui connaît.

C’est une belle histoire qu’on doit chaudement recommander aux collégiens, sans exclure les adultes qui y trouveront quelques sujets de réflexion non négligeables.
André Servant
2003
Sélection du "placard"
Société
Roman