S’en aller sans retour

S'en aller sans retour

S'en aller sans retour

Seuil jeunesse / 2008

Auteur·rice : Francisco Arcis

Résumé
Premières lignes

« Pour la troisième fois en peu de temps, je me réveille. Je m’oblige à bouger les jambes, l’une après l’autre. Ludmilla a la tête posée contre mon épaule. C’est son silence qui m’a tirée de ce mauvais sommeil. J’essaie de percevoir sa respiration. J’ai peur qu’elle soit morte. J’ai peur de découvrir qu’elle a fini par y rester, là, contre moi. Je suis encore plus terrorisée à l’idée de lui toucher le visage.
Je la bouscule en bougeant le bras. Elle ne réagit pas. Je recommence et là, un frisson la parcourt. Elle gémit, puis rentre encore davantage la tête dans les épaules. Rassurée, je ferme les yeux. »

Le contenu

Angélique a seize ans. Elle ne supporte plus ni ses parents ni l’ambiance qui règne chez elle. Alors un matin, elle quitte la maison comme si elle allait au lycée. Elle achète un billet de train pour Lyon, un aller sans retour et s’en va. Elle tente d’abord de squatter chez l’une de ses amies, le temps de trouver autre chose mais celle-ci veut à tout prix la ramener chez ses parents. Angélique résiste, une force la pousse malgré elle à poursuivre sa quête de liberté. Alors elle s’en va et là, c’est l’inconnu, la rue.
Dans la rue, Angélique est très vite confrontée à une réalité très dure : trouver des endroits pour dormir sans se faire dépouiller ; trouver aussi de quoi manger et boire ; pouvoir se laver … Alors qu’elle commence à douter de son choix, elle rencontre Ludmilla, une jeune fille de la rue, téméraire et déterminée. A ses côtés, elle acquiert des instincts de survie et apprend à économiser, à dormir à l’abri, à se protéger des autres, à mendier. Angélique fait aussi l’apprentissage de l’humiliation, mais elle se débrouille. Petit à petit, son apparence se transforme, elle se sent disparaître, devenir transparente. La liberté est-elle à ce prix ?
Un tableau très réaliste et bouleversant du chemin d’une adolescente confrontée à une très dure réalité : celle du monde cruel de la rue où la survie est une véritable lutte. Un roman où il y a néanmoins de l’espoir et de la tendresse, car l’amitié triomphe au cœur même de la marginalité.

Pistes d’écriture

Piste 1 – « Je m’appelle Angélique. Je suis partie de chez moi » : telle est la dernière phrase de ce roman. Imaginez ce que devient Angélique.

Piste 2 – Quelques années plus tard, Angélique se souvient de cette partie-là de sa vie et elle écrit un témoignage adressé aux adolescents. Ecrivez-le.

Piste 3 – Vous vous promenez dans les rues de votre ville un après-midi d’hiver. Vous voyez une jeune fille SDF installée dans l’entrée d’un immeuble ou d’un magasin. Vous allez vers elle. Imaginez le dialogue entre elle et vous.
Collection Karactère(s)
7,50 euros
2009
Sélection transversale : les livres documentaires
Société
Roman